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l'architecture
sacrée du Quercy
Le Quercy donne à voir
quelques chefs-d'uvre gothiques et romans.
Côté roman, règne un matériau,
le calcaire et une forme de toiture, la coupole
(Saint Etienne de Cahors, Souillac). Moissac
et l'école languedocienne y ont ajouté
l'art des décorations sculptées.
L'art gothique, apparu au XIIè siècle
en France mais plus tardivement en Quercy,
se signale par la voûte sur croisées
d'ogives et l'emploi systématique de
l'arc brisé. L'art gothique méridional,
dit " languedocien", se caractérise
par une nef unique, large et sans bas- côté,
pourvue de chapelles latérales.
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La
cathédrale Saint Etienne de Cahors
Entreprise sur l'initiative de Géraud de
Cardaillac à la fin du XIè siècle,
la cathédrale de Cahors garde de ses origines
romanes sa pierre calcaire et sa nef d'une largeur
exceptionnelle coiffée de deux vastes coupoles
recouvertes d'ardoises. Mais la plus vaste des églises
en coupole du Sud-Ouest a subi plusieurs modifications
qui en font un monument composite. Le portail sud
remonte à 1119. Le portail nord, exécuté
en 1135, richement ouvragé, s'apparente à
l'école languedocienne. La façade
ouest de style gothique, construite en grès
beige au début du XIVè siècle,
lui donne une allure de forteresse qui contraste
avec le reste de l'édifice. Le cloître,
bâti en 1509, est un pur chef d'uvre
gothique flamboyant. |
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L'ancienne
église abbatiale à Souillac
Construite au XIIè siècle en
lieu et place de l'église Saint Martin
détruite par les guerres de religion,
l'ancienne abbatiale Sainte-Marie, est représentative
de l'art roman quercynois d'inspiration byzantine.
Tout comme la cathédrale de Cahors,
elle est coiffée de coupoles. Néanmoins,
son toit en pomme de pin, la présence
d'absidioles pentagonales ceinturant le chevet
lui donnent une ligne plus aérienne.
A voir dans cet édifice : le revers
du portail, constitué à
partir de l'ancien, détruit par les
protestants et le bas relief du prophète
Isaïe, à droite de la porte. |
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L'abbaye
Saint Pierre à Moissac
On entre dans l'ancienne abbatiale par le clocher
porche, fortifié vers 1180. La nef, de son
côté, laisse clairement apparaître
deux périodes de construction. La partie
romane est en pierre, la partie gothique est en
briques. Mais le plus spectaculaire, dans cette
église, est incontestablement le portail
méridional, dont le tympan, réalisé
vers 1130, traitant du thème de l'apocalypse
est un pur chef d'uvre de la sculpture romane.
A l'intérieur, les peintures récemments
restaurées à l'identique, éclatent
d'une gaieté toute méridionale et
plutôt inhabituelle. Le cloître est
à lui seul une invitation à la méditation
: la richesse des sculptures, l'harmonie des tons
chauds, entre brique et marbre blanc, vert, gris
ou rose, la légèreté des arcades,
la présence bienfaisante d'un vieux cèdre,
donnent à cette construction de la fin du
XIè siècle un charme inégalable.
A contempler longuement... |
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Eglise
Saint Maur à Martel
Cet édifice gothique bâti entre le
XIIIè et le XVIè siècle est
certes, inspiré par l'école languedocienne
mais, au premier abord, on est plutôt frappé
par son aspect militaire. Il faut dire que le sanctuaire
était intégré dans le plan
de défense de la cité. Les contreforts
sont aménagés en tour de défense
et des mâchicoulis, créneaux permettant
de laisser tomber des projectiles sur l'assaillant,
protègent le chevet. La tour clocher, haute
de 48 mètres prend des allures de donjon.
A l'intérieur, le visiteur retourne à
des préoccupations plus catholiques. La nef,
très vaste, signe la période gothique.
Le chur est couvert d'une voûte en étoile. |
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copyright
photos © J.L Nespoulous
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