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Pierres à vivre Pierres à voir Pierres à prier
- Du bois à la pierre, les matériaux de l'habitat
- Le bâti quercinois : des chef-d'œuvres utilitaires
- les particularités régionales
 
Particularités régionales
Certes, le Quercy possède un habitat bien typé. Mais chaque micro-région possède son style, sa forme et sa couleur en fonction des matériaux locaux, de la topographie et de l'usage. Tour d'horizon de quelques particularismes locaux.
 
La maison bouriane : Entre le causse de Gramat et la Dordogne, la Bouriane se distingue du reste du Quercy par la couleur chaleureuse de sa pierre. Calcaire du causse ou grès sont teintés d'un ocre jaune lumineux provenant de l'oxyde de fer contenu dans le sol. Petite maison au sol ou sur cave, habitation moyenne ou belle demeure, la maison bouriane est typiquement quercinoise. Elle est souvent ornée d'un escalier extérieur, un perron et parfois un bolet, une terrasse ou une galerie. A l'origine, la toiture dominante était celtique, bien souvent faite de pierres en tas de charge. Ces dernières sont aujourd'hui souvent remplacées par la tuile plate.
 
 
 
 
 
     
La maison du Bas Quercy : Dans les pays de Moissac, Monclar de Quercy, Montpezat du Quercy et Montauban, la rareté de la pierre dans le sol, la présence d'une argile de qualité, l'influence languedocienne, façonnent des maisons à l'architecture reconnaissable. Sous forme de torchis, de briques crues ou cuites, la terre impose sa marque. L'association terre crue, brique cuite et pierre est fréquente, notamment dans les encadrements d'ouvertures et les chaînages d'angles. Lorsque la terre est crue, elle est le plus souvent crépie. La maison doit alors reposer sur des fondations en dur pour résister à l'eau. L'absence de culture du vin économise la présence d'une cave au premier niveau comme c'est le cas dans le reste de la région. La maison typique de ce pays est construite de plain-pied et surmontée d'une toiture de tuiles à faible pente dite méditerranéenne. Comme dans le reste du Quercy, un bolet, sorte de terrasse protégée par un auvent prolongeant le toit et supportée par des piliers de bois ou de briques, précède l'habitation.
La maison du Quercy blanc : Au sud de la vallée du Lot, sous la mince couche de terre, affleure un sol crayeux qui a donné son nom au pays. La qualité de ce sol est telle que toute la région, de Lauzerte à Montpezat de Quercy en passant par Montcuq et Castelnau Montratier, utilise ses pierres à la blancheur neigeuse pour la construction des maisons. Celles-ci sont traditionnellement bâties sur deux niveaux. Le rez-de-sol est réservé à l'exploitation. On accède à l'étage habité grâce à un escalier extérieur et un bolet. Ce dernier est inscrit dans le plan de la maison ou protégé par un toit. La toiture est généralement méditerranéenne.

     
 
 
 
 
 
La maison du Limargue : Etroite bande de terre argileuse partant de Villeneuve au sud de Figeac jusqu'à Saint Céré et Bretenoux, le Limargue possède un habitat typiquement quercinois. La maison est généralement bâtie sur deux étages avec un escalier de pierre, mais lorsque l'on se rapproche du Cantal, le calcaire fait place aux roches volcaniques. Les toitures sont le plus souvent de type méditerranéen, mais la région de Saint Céré, offre au regard de nombreuses toitures dites à la mansart, dont la partie haute s'appelle terrasson la partie basse brisis.
La maison du Ségala : Egalement appelé châtaigneraie en raison de l'abondance de ses bois de châtaigniers, le Ségala dont le nom vient de la culture du seigle possède une spécificité architecturale. La partie proche du causse est dominée par le calcaire et les toits méditerranéens à faible pente couverts de tuile canal. La partie nord, située au-delà de Saint Céré, est bâtie en schiste et en granit. Le bois, abondant, est également utilisé. Alliant caractère quercinois et particularités du sol, la maison du Ségala dipose de deux niveaux ; l'escalier extérieur et la galerie, recouverte par un prolongement du toit, étant le plus souvent en bois. Traditionnellement, les toits, très pentus, étaient construits en lauzes de schiste, mais le coût de leur restauration condamne bien souvent ces fameuses dalles de pierre au profit de l'ardoise ou de la tuile.
     
 
 
     
copyright photos © J.L Nespoulous