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rurale, le Quercy a tout de même enfanté
une galerie de personnages qui ont inscrit leur nom en
lettres capitales dans l'histoire de france. |
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Clément
Marot, de Cahors en Quercy.
Le plus célèbre
des écrivains du Quercy naît à
Cahors en 1496. Son père, poète
de la cour apprécié de Louis XI
puis de François 1er lui lègue sans
doute la vocation poétique, mais l'on sait
que sa langue maternelle est d'Oc et qu'il doit
l'abandonner au profit du français pour
faire carrière. Malgré cela, sa
lecture présente aujourd'hui quelque difficulté
de compréhension qui l'éloignent
de nous. En 1515, il devient valet de François
1er, une sorte d'emploi fictif lui permettant
d'exercer son art . Epris de liberté, il
est condamné pour avoir mangé de
la viande en plein Carême. Son verbe culotté
qui dénonce pelle-mêle tous les pouvoirs
en place, Sorbonne, justice et clergé,
lui vaudra une carrière émaillée
de nombreux séjours en prison et de périodes
d'exil. D'autant plus qu'il devient ouvertement
protestant en 1535, après avoir rencontré
Calvin. Sur la fin, sa poésie, qu'il signait
Clément Marot, de Cahors en Quercy, dénonce
tout ce qui entrave la liberté humaine.
Il meurt en 1544 en exil à Turin. On lui
doit des poèmes fameux appelés Les
épîtres et Les épigrammes.
A Cahors, une statue à son effigie veille
sur la place qui porte son nom. Quelques vers
rappellent ses origines cadurciennes.
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Léon
Gambetta : l'enfance d'un chef.
A l'instar de nombreuses villes
de France, Cahors possède sa voie publique
portant le nom de Gambetta. A cela s'ajoute une
statue, un collège et, privilège
quercynois, une vieille enseigne commerciale que
l'on peut admirer sur la place de la cathédrale.
C'est celle du Bazar génois, tenu son père
d'origine italienne, lequel destinait le jeune
Léon à l'épicerie. Après
une longue résistance à la volonté
paternelle, Léon Gambetta part faire des
études de droit à 18 ans. Il se
fait remarquer dès 1868 par un réquisitoire
contre le régime impérial. Il mènera
toute sa carrière en dehors de son département
natal. Elu député, il siège
au corps législatif et se prononce contre
la guerre de 1870. Après la défaite
de Sedan contre l'Allemagne, contraint de fuir
Paris en ballon, il organise à Tours la
résistance à l'ennemi en tant que
ministre de la guerre. Hostile à la capitulation,
il donne sa démission. Elu député
du bas Rhin, il refuse de signer le traité
de paix et, après l'annexion de l'Alsace-Lorraine,
il quitte la chambre des députés.
Il est réélu en 1871. En 1873, c'est
la victoire de Mac-Mahon, soutenu par la coalition
monarchiste de l'Ordre moral. Malgré cela,
Gambetta réussit, dans l'opposition, en
s'alliant au centre, à faire adopter les
lois constitutionnelles instaurant la république.
Ce farouche républicain s'éteint
en 1882
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Jean
XXII, le pape du cahors.
Les dépliants promotionnels
du Quercy en général et du vin de
Cahors en particulier, racontent que Jacques Duèze,
natif de la ville, quand il devint le pape Jean
XXII en 1316 à l'âge de 72 ans, fit
venir en Avignon des vignerons quercynois. Ceux-ci,
réputés pour leur savoir-faire,
eurent pour mission de cultiver le pampre à
Châteauneuf du Pape, afin de fournir les
ecclésiastiques en bon vin. Ce que l'on
sait moins, c'est que le prélat, devenu
pape par la ruse, a laissé le souvenir
d'une église pour le moins disciplinaire
et peu portée sur la charité chrétienne.
Si l'institution en fut financièrement
renforcée, Jean XXII réprima de
maniére sanglante les hérésies,
telles le mouvement des "spirituels" par exemple,
qui rassemblait des franciscains pr™nant le retour
à la pauvreté absolue. Jean XXII
s'éteint après 18 ans de règne,
à l'âge de 90 ans. Ouf !
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Joachim
Murat, fils d'aubergiste devenu roi.
L'un des deux maréchaux
d'empire nés lotois. Né en 1767
à Labastide-Fortanière, fils d'aubergiste,
il s'engage dans l'armée en 1787. Chef
d'Escadron en 1796, il seconde Bonaparte lors
de la campagne d'Italie. Sa folle bravoure et
son ambition démesurée lui vaudront
d'épouser une sœur de Napoléon
et d'être nommé roi de Naples par
ce dernier en 1808. Contraint d'abandonner son
royaume en 1815, il tente de le reconquérir,
mais lors de son débarquement, il est pris
puis fusillé. Son village natal porte aujourd'hui
le nom de Labastide-Murat. On peut encore y admirer
le château où vécut sa famille
au XIXè siècle et la maison où
il est né.
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Champollion,
égyptologue de génie
Etonnant génie que celui
de Jean-François Champollion. Ce fils de
colporteur de livres qui s'était installé
à Figeac en Quercy pour y ouvrir la première
librairie apprit à lire tout seul ! Quand
son frère entreprend en 1797 de l'instruire,
il constate que son cadet, âgé de
sept ans, s'est débrouillé pour
décrypter la bible à partir de versets
appris par cœur. Voilà qui en dit
long sur les capacités d'analyse du futur
traducteur des hiéroglyphes. Réfractaire
à la discipline scolaire, épaulé
par un abbé compréhensif et par
son mentor de grand-frère, Jean-François
Champollion apprend le latin et le grec. A treize
ans, il maîtrise l'hébreu et plusieurs
autres langues du Moyen-Orient. A 18 ans, le chinois
le copte, l'éthiopien et le perse n'ont
plus de secrets pour lui. Entre temps, la fameuse
pierre de Rosette a été découverte
et son mystère donne des ailes au jeune
linguiste. Il parviendra à la déchiffrer
en 1822. Il disparaît en 1831, après
une reconnaissance tardive. A Figeac, un musée
d'égyptologie retrace l'aventure dans la
maison familiale.
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