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sont connus de la France entière voire du monde
entier. Saviez-vous qu'ils étaient originaires
du Quercy ? |
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Charles
Boyer, séducteur d'Hollywood
Le beau ténébreux
au regard de velours qui a conquis les curs
de plusieurs générations de femmes
était le fils d'un commerçant en
machines agricoles de Figeac. Né en 1899,
il s'illustrait déjà dans les pièces
de théâtre de son école avant
de tenter le Conservatoire. Ce passionné
des planches qui méprisait le cinéma,
dut pourtant sa gloire au septième art.
Son élégance, l'accent français
dont il ne se départit jamais et sa voix
charmeuse, firent fureur en Amérique. Il
teint dans ses bras les plus belles femmes d'Hollywood,
Greta Garbo, Marlène Dietrich, Katharine
Hepburn, Rita Hayworth , Lauren Baccall, Ingrid
Bergman.... Au cinéma seulement, car Charles
Boyer, grand séducteur à l'écran
fut d'une fidélité absolue dans
la vie. Après 42 ans de vie commune avec
l'actrice américaine Pat Patterson, il
choisit de la suivre dans la mort à l'âge
de 79 ans.
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Charles
Dumont : une enfance cadurcienne
C'est sur la table d'un bistrot
de sa ville natale que Charles Dumont a débuté
sa carrière. A sept ans, il habitait Toulouse
où s'était installé son père,
mais rendait souvent visite à son oncle
de Cahors qui tenait une boulangerie dans la vieille
ville. Le tonton mélomane lui demandait
alors de chanter dans le café d'en face.
Pas doué pour la musique selon ses professeurs
de piano, il se met à la trompette, fonde
un petit groupe de jazz, puis s'expatrie direction
la capitale comme tous les jeunes ambitieux. Avant
d'être connu pour sa voix, il compose pour
Tino Rossi, Luis Mariano, Juliette Gréco
puis Edith Piaf. Celle-ci exige qu'il se produise
en duo avec elle. C'est le début de sa
carrière de chanteur. Les femmes sont à
la fois son public le plus fervent et le sujet
quasi exclusif de son inspiration. Auteur de plusieurs
disques d'or, Charles Dumont remplit les salles
à craquer d'un public entièrement
acquis chaque fois qu'il revient au pays. Il se
pose parfois à Cahors pour écrire
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Françoise
Sagan, de Cajarc à Paris
Son théâtre, c'est
Paris XVIè ou plus largement la bourgeoisie
décadente. En 1954, âgée de
seulement 19 ans, Françoise Quoirez alias
Sagan publie Bonjour tristesse, l'histoire d'une
jeune bourgeoise déjantée et jalouse
qui provoque involontairement la mort de la maîtresse
de son père. Succès immédiat,
critique, médiatique et public ! 850 000
exemplaires vendus. Pour une jeune débutante,
c'est beaucoup, mais la jeunesse sulfureuse séduit.
Elle poursuit sa formation à Paris tout
en savourant son triomphe. Amatrice d'automobiles,
elle s'offre de belles américaines qu'elle
conduit à tombeau ouvert, sur les routes
du Quercy natal ou ailleurs, ce qui lui vaudra
de frler la mort. La sobriété n'est
pas son fort. Elle brûle la chandelle par
les deux bouts et sera inquiétée
par la justice pour consommation de stupéfiants.
Dans son uvre prolixe, pas une ligne sur
Cajarc, dans la vallée du Lot où
elle est née. Elle s'en excuse et explique
qu'elle ne voudrait pas que ce paradis fut envahi
de touristes.
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Denis
Charvet, rugbyman de charme
Terre d'ovalie, localisation
Sud-ouest oblige, le Quercy a enfanté l'un
des sportifs les plus talentueux de sa génération.
Le jeune Denis Charvet, dont les parents tenaient
la maison de la presse de Cahors, naît en
1962. Il s'entraîne au stade Lucien Desprat,
situé dans l'île de Cabessut sur
la rivière Lot. Epaulé par Albert
Ferras, alors président de la Fédération
française de rugby, on le retrouve en 1987
en équipe de France, où il participe
à la victoire au tournoi des cinq nations.
La même année, il dispute la première
finale de la coupe du monde de rugby. Il sera
25 fois international de rugby. Dans une seconde
carrière, Denis Charvet se révèle
aujourd'hui tout à la fois homme d'affaires
avisé : il a créé avec deux
autres anciens rugbymen la ligne de vêtements
Eden Park ; ambassadeur de charme du rugby : il
est consultant pour France télévision
et présentateur de Stade 2 ; et comédien
: Une belle histoire (Claude Lelouch), La messe
en si mineur (Jean-Louis Guillemaud).
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Maurice
Faure, radicalement quercynois.
Le traité de Rome, c'est
lui, ou du moins le ministre qui l'a signé,
scellant ainsi l'unité européenne.
C'était en 1957. Maurice Faure alors jeune
secrétaire d'Etat aux affaires étrangères
débutait une carrière politique
qui s'annonçait prometteuse. Le refus de
s'associer au général De Gaulle
en 1958 portera un coup d'arrêt à
sa carrière nationale. Oublié des
gouvernements successifs, il règnera sans
partage sur la mairie de Cahors de 1965 à
1990 et sur le Conseil général.
Sa contribution au maintien du radicalisme dans
le département du Lot n'est pas mince.
Quercynois de cur, ami de François
Mitterand, il accepte le portefeuille de Garde
des sceaux en 1981. Pas pour longtemps. Cet épicurien
brillant a trop de goût pour la douce vie
provinciale. Au niveau national, il laissera une
image de dilettantisme. Dans le Quercy, celle
d'une grande figure locale qui a séduit
son monde pendant près de quarante ans.
Le charme de cet homme incontournable agit encore.
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