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| Les
étapes jacquaires du Quercy-1
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| Première
grande étape quercinoise du pèlerinage,
Figeac. Quelques
demeures y sont encore ornées de coquilles
sculptées, mais c'est avant tout en direction
de l'église abbatiale Saint-Sauveur, pourvue
d'un déambulatoire et grande concurrente
de Conques, que s'orientaient les pèlerins.
Aujourd'hui encore, on remonte la rue Saint Jacques
pour se recueillir dans l'église romane Notre-Dame-du-Puy,
bâtie au XIIè siècle. Le maître-autel
était orné d'une statue de Jacques
le Majeur aujourd'hui conservée au musée
de Rocamadour.
C'est d'ailleurs vers la cité mariale que
se dirigeaient une partie des pèlerins, attirés
à partir du XIè siècle par
la vierge noire ou bien les reliques de Saint Amadour
retrouvées intactes, tout comme celles de
Saint Jacques. Accrochée àune falaise,
ornée de chapelles, Rocamadour est resté
un haut lieu de pèlerinage (et de tourisme).
Une lame, plantée dans la montagne y est
considérée comme Durandal, la célèbre
épée de Roland de Roncevaux. Après
le détour par Rocamadour, les pèlerins
poursuivaient vers Agen avant de rejoindre la voie
jacquaire. |
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Mais
la plupart d'entre eux avaient suivi, dès
Figeac, une voie plus directe vers Cajarc.
Ce village du bord de la rivière Lot, encerclé
par de grandes falaises, que l'on atteint par une
pente empierrée, attirait les voyageurs par
ses reliques et son hostie miraculeuse. Un pont
traversant le Lot en direction du causse de Limogne
ainsi qu'un hôpital aujourd'hui disparu y
furent construits spécialement pour eux en
1320. Après Cajarc, il faut, pour s'extraire
de la vallée, grimper un raidillon jusqu'au
plateau calcaire. |
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| Jusqu'à
Limogne et même
au-delà, sur le causse du même nom, le marcheur
et le rouleur traversent un royaume de pierres. Mégalithes,
dolmens, croix de pierres et gariottes parsèment
le chemin bordé de murettes, dans un silence minéral,
rompu seulement par les bêlements de troupeaux de
moutons épars. |
La
route, entre Bach et Vaylats, rejoint bientôt
l'antique voie romaine qu'elle suit jusqu'à
la descente vers Cahors.
Enserrée dans une boucle du Lot, la vieille
ville se partage en deux quartiers : les badernes
dans la partie basse et les soubirous pour la partie
haute. On peut y admirer des arcades en ogives,
des maisons en briques à pan de bois, des
portails sculptés. Entre les badernes et
les soubirous, se dresse la cathédrale Saint-Etienne
surmontée de deux coupoles. Essentiellement
romane, elle a été partiellement restaurée
en style gothique au XVè siècle. Son
cloître est un pur chef d'uvre gothique flamboyant.
Les pèlerins de Compostelle se pressaient
dans la cathédrale pour prier devant "la
sainte coiffe", relique rapporée de
Terre Sainte au début du XIIè siècle,
avant de quitter la cité par le Pont Valentré,
construit au XIVè siècle.
Passé
Cahors, il faut grimper à nouveau pour rejoindre
le plateau calcaire. La vision de la ville, lovée
dans sa boucle du Lot depuis la croix Magne est
superbe. |
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