Au-delà,
le chemin caussenard s'ouvre direction Saint-Rémy,
ancienne bastide quercinoise dont l'hôpital,
destiné à accueillir les pèlerins
de Saint Jacques se dresse depuis 1286. Nous sommes
dans le bien nommé Quercy blanc. La pierre
crayeuse qui a donné son nom à la
région compose une multitude de petites églises
romanes qui parsèment le chemin.
Celle
de L'Hospitalet,
servait autrefois de chapelle à l'hôpital,
bâti pour les pèlerins et qui a donné
son nom au village. Le paysage, doucement vallonné,
d'une blancheur neigeuse sous le soleil est parsemé
de vignes et de champs de céréales.
La
prochaine étape est le village de Montcuq,
étagé au-dessus du vallon de Barguelonnette
et surplombé d'un impressionnant donjon
du XIIè siècle. Les rues médiévales
qui ceinturent la colline, se font escaliers au
fur et à mesure de la montée. L'église
Saint Hilaire avec son clocher et son abside du
XIVè siècle méritent le détour.
Perché
sur une colline, l'ancienne bastide de Lauzerte
qui a conservé intactes sa place de la halle et
ses maisons à colombage, est la porte du pays de
Serres. Elle domine en effet un paysage où les
ruisseaux, devenus rivières, se frayent un passage
dans le plateau crayeux, engendrant de vertes coulées
que les géographes appellent serres.
L'abbaye
St-Pierre de Moissac fut fondée au VIIè
siècle puis rattachée à l'abbaye
de Cluny par Saint Odilon au XIè siècle,
ce qui accrut considérablement son rayonnement.
Le cloître et l'église sont à
ne pas manquer.
A
l'approche de Moissac,
la nature domestiquée devient prodigue.
Les bois font place aux vergers et aux vignes
de chasselas dont le nom est associé à
la ville.
Quittant
la ville et par la même le Quercy, par la
porte Saint Jacques à l'ouest, on gagne en
bac la rive gauche de la Garonne et sa chapelle
Saint Jacques du XIIè siècle, dont
les ruines sont encore visibles par basses eaux.
Le prieuré de la Grave, un peu plus loin,
dépendait également de Moissac.